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Huile Essentielle d’Aneth

Anethum graveolens

I° L'Aneth en Aromathérapie

L’Aneth (Anethum graveolens) est une plante aromatique de la famille des Apiacées, aussi appelées Ombellifères, qui se caractérisent par une floraison en ombelles. La plupart des Apiacées utilisées en phytothérapie sont traditionnellement reconnues pour leur action sur la sphère digestive. On y retrouve ainsi la Livèche (Levisticum officinale), le Fenouil (Foeniculum vulgare), le Persil (Petroselinum crispum), l’Ajowan (Trachyspermum ammi), le Carvi (Carum carvi) ou encore l’Angélique (Angelica archangelica) et la Carotte (Daucus carota).

L’huile essentielle d’Aneth est obtenue par distillation à la vapeur d’eau des parties aériennes de la plante, ou de ses fruits. La composition de l’huile essentielle est variable en fonction de la partie distillée. Ainsi la distillation des fruits engendrera une huile particulièrement riche en D-carvone, quand celle des parties aériennes sera surtout riche en α-Phellandrene. Par souci de cohérence, nous nous focaliserons sur l’huile essentielle obtenue à partir des fruits d’Anethum graveolens puisqu’il s’agit de la forme la plus couramment disponible en pharmacie.

Il est également important de ne pas confondre l’Aneth dite européenne avec sa « variante » Indienne. En effet, l’Aneth Indienne (Anethum sowa) donne une huile essentielle extrêmement riche en Dillapiole et ses propriétés ainsi que sa toxicité sont donc totalement différentes.

En aromathérapie, l’huile essentielle de fruits d’Anethum graveolens est traditionnellement utilisée pour intervenir au niveau de la sphère digestive. Elle est considérée comme cholagogue, cholérétique, antispasmodique et carminative. Elle est également prisée en cas d’encombrement des voies respiratoires. On lui attribue en effet une activité mucolytique de par sa teneur en cétones (D-Carvone). Son action antibactérienne est également parfois mise en avant mais reste marginale en comparaison des deux autres indications.

Au-delà de cette dimension traditionnelle, l’huile essentielle d’Aneth a été étudiée à de multiples reprises afin de mieux cerner son impact physiologique (voir chapitre Pharmacognosie). Plusieurs évaluations toxicologiques des molécules qui composent cette huile essentielle permettent également d’estimer une posologie sûre (voir chapitre Toxicologie).

II° Pharmacognosie

A° La Sphère Digestive

1° Impact sur le système nerveux autonome

Certains tests in vitro semblent indiquer que l’huile essentielle d’Aneth aurait une action inhibitrice sur l’acétylcholinestérase [1]. Hypothétiquement, elle pourrait donc stimuler le système nerveux parasympathique et favoriser la production de sécrétions digestives (salives, sucs gastriques, etc.), ainsi qu’induire une dynamisation du péristaltisme intestinal, ce qui faciliterait le transit. Cette propriété s’expliquerait notamment par sa richesse en D-Carvone (jusqu’à 60%) dont l’activité inhibitrice sur l’acétylcholinestérase a également été mise en évidence [1] [2]. On notera d’ailleurs que des extraits d’Aneth ne contenant que peu de Carvone, ne semblent pas présenter cette activité anticholinestérasique [3]. Si on en croit ces études, il est donc envisageable de considérer que l’huile essentielle d’Aneth puisse réellement faciliter la digestion. Il apparaît cependant que cette propriété n’est pas la seule impliquée dans le processus.

2° Impact métabolique & hépatique

La plante d’Aneth est traditionnellement recommandée en cas de pathologies métaboliques et notamment de diabète. En conséquence, plusieurs études ont investigué l’impact de cette plante et de ses extraits, notamment sur le métabolisme glycémique [4] et lipidique [5]. Cette capacité modulatrice sur le métabolisme passerait par une action sur le foie et ne semble pas être due aux furocoumarines contenues dans la plante (reconnues comme activatrices hépatiques) puisqu’une fois enlevées, l’action apparaît encore significative [6]. On notera qu’une étude clinique relativise l’impact de la plante sur la glycémie mais valide par contre son influence sur le métabolisme des lipides [7].

Cette action sur le métabolisme des graisses se retrouve également dans plusieurs études sur l’huile essentielle d’Aneth [8], qui mettent en évidence la modulation des enzymes hépatiques [9], ainsi que des propriétés hépato-protectrices [10]. Il apparaît également que cette modulation du métabolisme lipidique passerait, au moins en partie, par l’activation de PPARα [11].

Enfin, on notera qu’une étude menée sur l’impact glycémique de la Carvone semble indiquer que cette dernière régulerait l’hyperglycémie [12]. Cette action pourrait éventuellement s’expliquer par une stimulation de la production d’insuline par la voie parasympathique mais il ne s’agit ici que d’une hypothèse qui demande à être vérifiée.

3° Impact sur le microbiome intestinal

Les levures du genre candida sont souvent considérées comme un élément perturbateur de l’équilibre intestinal. Or des études attestent de l’efficacité « anti-candida » de l’huile essentielle d’Aneth [13] [14], et ce, aussi bien in vitro qu’in vivo [15].

Par ailleurs, les travaux de Tian et al. en 2012 [16], et plus récemment encore les études de Kumar et al. publiées en 2016 [17] et 2017 [18], semblent indiquer que l’action antifongique de l’huile essentielle d’Aneth ne se limite pas au genre Candida. Ces nombreux résultats poussent même certains chercheurs, comme Deweer et al. en 2013 [19], à envisager l’utilisation de l’huile essentielle d’aneth comme alternative naturelle aux fongicides ou comme préservant des produits de l’agriculture [20] [21]. Il est à noter que la mise en évidence de ces propriétés n’est pas récente puisque déjà en 1975, une étude était publiée à ce sujet et mettait en avant l’action « anti-levure » de l’huile essentielle d’Aneth [22].

A ce stade, il est impossible de déterminer si cette activité antifongique peut réellement impacter le microbiome in vivo et donc la digestion. Cependant, cet impact potentiel pourrait expliquer l’utilisation traditionnelle de l’huile essentielle en cas de flatulences et/ou de ballonnements. Il est également envisageable d’exploiter ces propriétés dans le traitement de petits désagréments buccaux d’origine fongique. L’intérêt d’intégrer de l’huile essentielle d’Anethum graveolens à un bain buccal, a d’ailleurs déjà été mise en évidence dans une étude comparative [23].

B° La Sphère Respiratoire

Comme nous l’avons vu, l’huile essentielle d’Anethum graveolens et sa molécule principale (D-Carvone) semblent avoir des propriétés activatrices du système nerveux parasympathique. Une telle stimulation pourrait expliquer les vertus mucolytiques qui lui sont traditionnellement attribuées. En effet, une stimulation du système parasympathique entraînerait la sécrétion d’un mucus plus aqueux, donc plus fluide et plus facile à expectorer. On pourrait également penser que cette activité entrainerait une action expectorante (par bronchoconstriction via le système nerveux parasympathique) mais des études réalisées ex vivo tendent à démontrer que la Carvone (ainsi que le limonène) auraient des propriétés spasmolytiques sur la trachée [24] [25]. Cette action s’expliquerait en partie par une action inhibitrice sur le flux entrant de Calcium dans les cellules du muscle lisse [25].

S’il est donc trop tôt pour définir avec précision l’impact de l’huile essentielle d’Aneth sur la sphère respiratoire, plusieurs éléments semblent indiquer qu’elle pourrait représenter un intérêt thérapeutique dans ce domaine, que ce soit en fluidifiant les sécrétions ou en limitant la toux spasmodique. D’autres  études sont néanmoins nécessaires afin d’explorer plus avant ces pistes thérapeutiques.

C° La Sphère Neurologique

L’action de l’huile essentielle d’Anethum graveolens sur la sphère neurologique, ne se limite pas à une stimulation du système parasympathique par inhibition de l’acétylcholinestérase [1] [2]. En effet, sa molécule majoritaire, la carvone, est reconnue pour avoir une action sédative, voire anti-convulsivante dans le cas du D-Carvone [26][27]. De nombreuses données existent également sur le L-Carvone, mais il est délicat de transposer ces résultats au D-Carvone (seul énantiomère contenu dans l’huile essentielle d’Anethum graveolens). Les deux énantiomères ont en effet montré des propriétés distinctes au niveaux neurologiques [26][28][29].

Par ailleurs, le carveol, un métabolite de la Carvone (et accessoirement du Limonène) semble également influer sur les récepteurs nicotiniques de type α7 [30], complexifiant encore un peu plus l’impact neurologique de l’huile au cours du temps.

Le Limonene a également été étudié à plusieurs reprises pour son impact sur la sphère neurologiques. Il aurait ainsi des propriétés anxiolytiques reconnues [31][32], voire une action anti-dépressive [33], notamment due à son impact sur l’équilibre sérotoninergique [34]. Une autre étude met également en évidence le fait que les métabolites ont également un effet sur la sérotonine et que celui-ci serait même supérieur à l’action du Limonene lui-même [35]. Tout comme pour le Carvone, il existe de nombreuses publications sur l’autre énantiomère du Limonène, mais la transposition peut s’avérer délicate [36].

Sur base de ces informations, il semble raisonnable d’envisager un effet apaisant de l’huile essentielle d’Aneth (Anethum graveolens). Il est cependant délicat d’établir une fenêtre thérapeutique optimale.

III° Toxicologie

A° Composition moléculaire

L’évaluation toxicologique d’une huile essentielle dépend de sa composition moléculaire. L’huile essentielle obtenue à partir des fruits d’Anethum graveolens (Aneth) cultivée en Europe est essentiellement constituée de D-Carvone (jusqu’à 60%), de D-Limonène (jusqu’à 50%) et d’α-Phellandrene (jusqu’à 5 %). On notera également la présence en faibles quantités de Dill ether (< 2%), de β-Phellandrene (< 1%) et de p-Cymene (< 0.5%). Enfin, on notera la présence en très faibles quantités de furocoumarines, comme c’est le cas pour la plupart des huiles essentielles issues des apiacées (Angélique, Céleri, Khella, Livèche, etc.).

B° Evaluations toxicologiques

1° Toxicologie orale

A notre connaissance, il n’existe pas d’évaluation de la toxicité de l’huile essentielle d’Anethum graveolens par voie orale. On notera néanmoins qu’en 2014, l’Arrêté français du 24 juin établissant la liste des plantes, autres que les champignons, autorisées dans les compléments alimentaires et les conditions de leur emploi [37], liste les plantes (et extraits associés) autorisées en tant que compléments alimentaires. L’Anethum graveolens y est présente et l’arrêté précise qu’une attention particulièrement doit être portée à la présence éventuelle d’Estragole dans l’extrait avant d’envisager son utilisation en tant que complément alimentaire. A notre connaissance, l’huile essentielle obtenue à partir des fruits d’Anethum graveolens ne contient cependant pas d’estragole et la toxicité de cette molécule n’est donc, a priori, pas à prendre en considération dans la cadre de cette évaluation.

On notera également qu’en 2015, l’Agence européenne du Médicament (EMA) évalue la sécurité de l’utilisation thérapeutique de l’huile essentielle de Carum carvi qui, comme l’huile essentielle d’Anethum graveolens, contient principalement du D-Carvone et du Limonène [38]. L’Agence fait notamment mention dans son rapport, d’une utilisation de l’huile de Carum carvi dans un cadre thérapeutique avec une posologie allant de 45 à 270 mg chez l’adulte, sans qu’aucun effet néfaste n’ai pu être mis en évidence. Si cet élément ne permet pas de tirer des conclusions à lui seul (les 2 huiles essentielles n’étant similaires qu’ à +/- 90%), il permet néanmoins de mettre en perspective les données toxicologiques relatives aux molécules principales.

Il existe en effet de nombreuses évaluations toxicologiques de ses principaux composants. Ainsi, plusieurs évaluations ont, par exemple, été réalisées sur la Carvone :

En 1990, le Comité d’experts de la FAO et de l’OMS sur les additifs alimentaires (JECFA) a réalisé une évaluation de la dose orale quotidienne acceptable de carvone. Il estime alors celle-ci à 50 mg/j chez l’adulte [39].

En 2014, la Carvone a fait l’objet d’une nouvelle évaluation par l’Agence Européenne de la Sécurité Alimentaire (EFSA) qui estime la dose orale quotidienne acceptable chez l’adulte à 30 mg/j [40]. Cette estimation s’appuie sur l’ensemble des études toxicologiques à disposition et essentiellement sur les résultats d’une étude réalisée sur des rats (données non-publiées).

En 2016, l’Agence Européenne de la Sécurité Alimentaire (EFSA) se penche sur la sécurité d’une utilisation de la Carvone, en tant que pesticide naturel [41]. Elle confirme alors son évaluation de 2014. Elle confirme par ailleurs que la carvone ne présente pas de risque apparent de carcinogénicité.

De multiples évaluations ont également été réalisées sur le Limonène:

En 1996, une étude met en exergue les mécanismes menant à la carcinogénicité du D-limonène chez le rat mâle [42] . Ces éléments semblent indiquer que ce risque carcinogène est spécifique au métabolisme du rat mâle et n’est donc pas transposable à l’homme.

En 1999, L’Agence Internationale de la Recherche contre le Cancer (IARC) réévalue la carcinogénicité du D-limonène (première évaluation 1993) [43]. L’IARC conclut que l’apparition de tumeurs rénales observée exclusivement chez le Rat mâle lors d’une exposition prolongée, est spécifique à ce dernier et ne concerne pas l’humain. Le D-Limonène n’est alors plus considéré comme carcinogène.

En 2010, L’Institut National de Recherche et de Sécurité Français (INRS) a évalué la toxicité du limonène (D- et L-) [44]. Au terme de cette évaluation, l’INRS estime la NOAEL orale du Limonène à 500 mg/kg/j soit une dose quotidienne acceptable chez l’adulte de 250 mg par jour.

En 2013, une étude réalise une évaluation actualisée de la toxicologie du D-limonène [45]. Les éléments pris en considération lors de cette évaluation amènent à une dose orale quotidienne acceptable chez l’adulte de 125 mg par jour.

Enfin, l’α-Phellandrene, bien que présent en petites quantités, se doit d’être pris en considération dans certains cas. En effet, cette molécule est considérée comme étant de classe I selon le test de Cramer, ce qui signifie qu’elle doit être prise en considération lors d’une évaluation de sécurité si elle est présente au-delà d’une dose de 1.5 mg/j chez l’adulte.

2° Toxicologie cutanée

A notre connaissance, il n’existe pas d’évaluation de la toxicité cutanée spécifique à l’huile essentielle d’Anethum graveolens. Des données existent cependant pour les différentes molécules qui composent cette huile essentielle.

La L-Carvone, que l’on retrouve dans l’huile essentielle de Mentha spicata mais pas dans celle d’Anethum graveolens (qui contient de la D-Carvone), est considéré comme irritant/sensibilisant. L’application cutanée de D-carvone pure chez le lapin induit un érythème persistant 24 heures. Appliquer sur 25 volontaires humains à une concentration de 2%, elle n’était ni irritante ni sensibilisante [46].

Par mesure de précaution, l’IFRA recommande de limiter la concentration en Carvone d’une formule topique à 1.2% [47]. Sur base de cette recommandation, une dilution de l’huile essentielle d’Aneth à une concentration maximale de 2% est donc à envisager pour une application cutanée.

Par ailleurs, une évaluation de l’absorption de la Carvone par voie topique révèle que celle-ci est largement absorbée par la peau [48]. En conséquence, la toxicité systémique et donc les valeurs décrites dans la toxicité orale, sont à prendre en considération.

Quant au limonène, d’innombrables études ont évalué son potentiel irritant et/ou allergisant [49]. Il en ressort que limonène n’est pas une substance allergisante en soi mais qu’il peut être considéré comme un pré-haptène, puisque le produit de son oxydation est allergisant. Dans le cadre de son utilisation en cosmétique, cette dimension allergisante a été évaluée par le SCCS, dont l’avis a poussé la Commission Européenne à imposer une restriction quant au degré d’oxydation des produits contenant du limonène [50]. 

L’IFRA, tout comme la CE, n’établit pas de dose limite pour le limonène et recommande uniquement un taux d’oxydation très limité [51].

Enfin, on notera que bien que l’huile essentielle d’aneth contienne des furocoumarines en petites quantités, son pouvoir photosensibilisant ne semble pas être significatif.

De manière générale, il est donc préférable de dilué l’huile essentielle d’Anethum graveolens à une concentration finale de 2% avant toute application et ce, afin de se prémunir d’éventuelles réactions. Il est également recommandé de n’utiliser qu’une huile essentielle peu oxydée et conservée dans des conditions optimales (obscurité et à 4°C).

3° Toxicologie respiratoire

La toxicité respiratoire de l’huile essentielle d’Anethum graveolens n’a, à notre connaissance, jamais été évaluée spécifiquement. Cependant, de par son activité potentielle sur la sphère neurologique et respiratoire, et compte tenu de son potentiel irritant sur les muqueuses, l’utilisation de l’huile essentielle d’Aneth par inhalation nous semble déconseillée, à plus forte raison chez les personnes asthmatiques (stimulation indirecte potentielle de la bronchoconstriction). Quant à la diffusion, elle nous apparaît comme étant à proscrire pour cette huile essentielle et ce, par mesure de précaution.

C° Interactions médicamenteuses potentielles

De par son action potentielle sur le métabolisme hépatique, l’huile essentielle d’Aneth peut potentiellement altérer le métabolisme de certaines substances médicamenteuses. La plus grande prudence est donc de mise.

Un autre aspect à prendre en considération est l’activité pharmacologique de cette huile essentielle. Comme nous l’avons vu, certaines études semblent indiquer une action d’inhibition de l’acétylcholinestérase. Cet aspect doit être pris en considération pour les individus sous traitement anticholinergique (Scopolamine, Amitriptyline, Amoxapine, etc.). Une légère action synergique avec un traitement cholinergique (Galantamine, Rivastigmine, Physostigmine, etc.) n’est pas non plus à exclure.

Par ailleurs, d’autres études mettent en avant l’impact de l’huile essentielle d’Aneth sur le métabolisme des lipides, notamment via l’activation de PPARα. La prudence est donc de mise chez les sujets sous traitement de type statines.

Enfin, bien que n’apparaissant pas significatif dans une étude clinique, l’action de l’huile essentielle d’Aneth sur la glycémie pourrait avoir un impact chez les personnes sous traitement de type Tolbutamide, Glibenclamide ou Metformine.

A notre connaissance, aucun cas d’interaction n’a cependant été rapporté.

IV° Références

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[33] Piccinelli A.C., Santos J.A., Konkiewitz E.C., Oesterreich S.A., Formagio A.S., Croda J., Ziff E.B., Kassuya C.A. (2015) “Antihyperalgesic and antidepressive actions of (R)-(+)-limonene, a-phellandrene, and essential oil from Schinus terebinthifolius fruits in a neuropathic pain model.” Nutr. Neurosci. 2015, 18, 217–224.

[34] Komiya M, Takeuchi T, Harada E. (2006) « Lemon oil vapor causes an anti-stress effect via modulating the 5-HT and DA activities in mice. »Behav Brain Res. 2006 Sep 25;172(2):240-9. Epub 2006 Jun 15.

[35] Fukumoto S, Sawasaki E, Okuyama S, Miyake Y, Yokogoshi H. (2006) « Flavor components of monoterpenes in citrus essential oils enhance the release of monoamines from rat brain slices. » Nutr Neurosci. 2006 Feb-Apr;9(1-2):73-80.

[36] Heuberger E, Hongratanaworakit T, Böhm C, Weber R, Buchbauer G. (2015) “Effects of chiral fragrances on human autonomic nervous system parameters and self-evaluation.” Chem Senses. 2001 Mar;26(3):281-92.

[37] Législation de la République Française (2014) « Arrêté du 24 juin 2014 établissant la liste des plantes, autres que les champignons, autorisées dans les compléments alimentaires et les conditions de leur emploi  » JORF n°0163 du 17 juillet 2014 page 11922 texte n° 26 – NOR: ERNC1406332A lien

[38] European Medicines Agency (EMA) (2015) “Assessment report on Carum carvi L., fructus and Carum carvi L. aetheroleum” 7 July 2015 EMA/HMPC/715093/2013 Committee on Herbal Medicinal Products (HMPC). lien

[39] (JECFA) (1990) “Evaluation of certain food additive – WHO Technical Report series 891″ 51th report of JECFA. lien

[40] European Food Safety Authority (EFSA) (2014) “Scientific Opinion on the safety assessment of carvone, considering all sources of exposure” EFSA Journal 2014;12(7):3806 [74 pp.]. doi: 10.2903/j.efsa.2014.3806 lien

[41] European Food Safety Authority (EFSA) (2016) “Assessment of the pesticide active substance carvone (d-/l-carvone at a ratio of at least 100:1) for inclusion in Annex IV of Regulation (EC) No 396/2005” The EFSA Journal doi: 10.2903/j.efsa.2016.4405. lien

[42] John Whysner, Gary M. Williams “d-Limonene mechanistic data and risk assessment: Absolute species-specific cytotoxicity, enhanced cell proliferation, and tumor promotion” Pharmacology & Therapeutics Volume 71, Issues 1–2, 1996, Pages 127-136

[43] International Agency for Research on Cancer (IARC)(1999) « Some Chemicals that Cause Tumours of the Kidney or Urinary Bladder in Rodents and Some Other Substances » IARC Monographs on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans Volume 73 (1999). lien

[44] Institut National de la Recherche et de la Sécurité (INRS)(2010) « Dipentène ou d,l-Limonène » Base de données FICHES TOXICOLOGIQUES, Fiche toxicologique n°227. lien

[45] Kim YW, Kim MJ, Chung BY, Bang du Y, Lim SK, Choi SM, Lim DS, Cho MC, Yoon K, Kim HS, Kim KB, Kim YS, Kwack SJ, Lee BM. (2013) “Safety evaluation and risk assessment of d-Limonene.” J Toxicol Environ Health B Crit Rev. 2013;16(1):17-38. doi: 10.1080/10937404.2013.769418.

[46] Opdyke DLJ (1978) “Fragrance raw materials mongraphs  d-Carvone” Food Cosmet. Toxicol., 16, Suppl. 1., 673-674

[47] International Frangrance Association (IFRA) « Carvone » IFRA Standard 48th Amendment. lien

[48] Jäger, W., Mayer, M., Reznicek, G. and Buchbauer, G. (2001) “Percutaneous absorption of the montoterpene carvone: implication of stereoselective metabolism on blood levels.” Journal of Pharmacy and Pharmacology, 53: 637–642. doi:10.1211/0022357011775965

[49] Tisserand R & Young R (2013)« Essential Oil Safety (Second Edition) A Guide for Health Care Professionals  » Churchill Livingstone/Elsevier, 2013 ISBN 0443062412, 9780443062414

[50] Scientific Committee on Consumer Safety (2011) « OPINION on Fragrance allergens in cosmetic products » 13th plenary meeting of 13-14 December 2011. lien

[51] International Frangrance Association (IFRA)« Limonene » IFRA Standard 48th Amendment.  lien

- Concentration en D-Carvone 40 - 60%

- Concentration en D-Limonene 40 - 50%

- Concentration en Phellandrene < 5%

- Concentration en Dill Ether < 2%

- Concentration en B-Phellandrene < 1%

- Concentration en p-Cymene < 0.5%

L'huile essentielle d'Aneth (Anethum graveolens) est traditionnellement considérée comme étant:

- Cholagogue

- Cholérétique

- Carminative

- Spasmolytique

- Mucolytique

- Anticatarrhale

Des études scientifiques semblent indiquer que l'huile essentielle d'Aneth (Anethum graveolens) pourrait avoir les propriétés suivantes:

- Stimulation du système digestif

- Modulatrice du métabolisme lipidique

- Activité antifongique

- Légèrement sédative

- Administration par voie orale ou topique

- Concentration maximale dans l'excipient: 2%

- Prise quotidienne par voie orale chez l'adulte = 50 mg

- Ne pas utiliser chez la femme enceinte ou allaitante

- Ne pas utiliser chez l'enfant de moins de 9 ans

- Utilisation déconseillée chez les personnes asthmatiques

- Utilisation Déconseillée en diffusion

- Risques mineurs d'interactions médicamenteuses

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